Septembre 2022 : notre analyse du marché immobilier sur la Pévèle

Afin de vous aider à décrypter le marché immobilier de votre secteur, Agility Immobilier réalise sa propre analyse issue de son expérience terrain et de l'évolution du contexte économique national.

Découvrez notre analyse en vidéo explicative !

Actuellement, force est de constater qu’un stock important de biens à la vente dans le secteur de la Pévèle. Parmi ceux-ci figurent des biens de retour sur le marché, après avoir malheureusement essuyé un refus de prêt. De nouveaux biens viennent s’y ajouter, correspondant à la rotation naturelle des logements, liée à des changements familiaux ou de carrières. Ce large choix permet aux acheteurs de visiter de nombreux biens avant de prendre leur décision et donc vient rallonger fortement les délais de vente.

Par ailleurs, nous constatons un certain attentisme des acheteurs lié à l’incertitude du coût de la vie : inflation, coût de l’énergie, augmentation de la taxe foncière…

Viennent s’ajouter à ce constat, l’augmentation des taux d’emprunt, le durcissement des conditions de crédit (augmentation de l’apport nécessaire) et la stagnation du taux d’usure. Pour preuve, 1 dossier sur 2 de primo-accédant a été refusé cet été. L’observatoire Crédit Logement a annoncé un taux moyen sur le mois d’août de 1,92% hors assurances et frais bancaires, nous ramenant aux taux de 2016. Ce phénomène réduit les capacités d’emprunt et contraint les acheteurs à négocier le prix d’achat des biens immobiliers.

Mécaniquement, cette situation freine le passage à l’acte des acheteurs et, par conséquent, réduit le volume de ventes sur le marché de la Pévèle et accentue l'accroissement du stock existant.

En outre, nous remarquons que l’effet post covid, aussi appelé « ruée vers le vert », est derrière nous. En effet, les Français en quête de verdure ont fini, depuis, par trouver leur bonheur.

Pour conclure, le marché de l’immobilier est, comme beaucoup d’autres, soumis à la loi de l’offre et de la demande. Ce type de marché finit par s’autoréguler avec le temps, d’autant plus que le logement est un bien de première nécessité. Le gouvernement tente de limiter au mieux l’augmentation du coût de la vie (bouclier tarifaire sur les énergies par exemple) et de conserver le pouvoir d’achat (augmentation des minima sociaux, du SMIC, primes énergies…) tout en protégeant les plus vulnérables (limitation du taux d’usure) et limiter les faillites personnelles.

Dans une économie de marché, l’ajustement repose inéluctablement sur la variable prix qui permettrait de faire coïncider l’offre avec la demande. D’autant plus que, pour les propriétaires vendeurs, conserver un bien vide peut s’avérer couteux à long terme, avec les différentes taxes sur le foncier, notamment celle d’habitation sur les logements vacants.